Wendy 2 ans. Comment nous avons réagit face à ses peurs d’aller dormir…

Cet été il y a eu pas mal de mouvements dans la vie de Wendy. La naissance de son petit frère, le fait de ne plus aller chez la nounou mais aussi les vacances avec Papi et Mamie. Et puis nous avons eu un décès dans la famille qui nous a beaucoup touché. Nous avons dû loger de la famille et c’est pile à ce moment là qu’elle s’est mise à avoir peur d’aller dormir. A t’elle ressentit nos angoisses ?  Où était-ce le fruit du hasard ?

Cela a commencer par des réveils dans la nuit. Elle pleurait en hurlant dans un état semi endormi. On pouvait lire la peur sur son visage. Nous allions l’a rassurer et elle se rendormait plutôt rapidement mais cela pouvait se reproduire de nombreuses fois par nuit.

Puis est arrivé le moment où elle ne voulait plus aller dormir, quand nous lui posions la question pourquoi elle nous répondais : « j’ai peur de le clown  » . Pourquoi les clowns ? nous n’en n’avons aucune idée. Elle n’a jamais été au cirque, n’a jamais vu de vrai clown… Pire que ça, elle parlait toute la journée de l’heure du couché, « c’est pas tout de suite maman ? on va pas au dodo ? c’est tout à l’heure…  »

Après plusieurs semaines elle a fini par dire : « y’a un clown dans la chambre à tonton « . Et effectivement il y a une petite peluche, mais pas du tout effrayante pourtant… Mais Wendy à beaucoup d’imagination, elle passe des heures à jouer seule en s’inventant des histoires. Elle joue aussi beaucoup avec ses cousins et cousines qui sont plus grands, et il lui est arrivé d’avoir peur en jouant « au loup » ou à « cache cache« .

Certains soirs elle mettait des heures à accepter de dormir… l’un de nous restait auprès d’elle jusqu’à ce qu’elle s’endorme… On ne voulait pas l’a prendre dans notre lit même si elle nous le demandait. En faisant ça quel message aurions nous envoyé ?

Au lieu de ça nous avons beaucoup parlé, nous avons cherché avec elle, derrière les rideaux, sous le lit, dans le placard pour lui montrer qu’il n’y avait rien à craindre. Nous lui avons expliqué que nous étions là pour elle, juste à côté. Nous avons tenté de dédramatiser la chose en expliquant que les clowns c’est rigolo, que ça fait « pouet pouet « , que ça gonfle des ballons et que surtout c’est un déguisement, nous avons lu des livres sur les clowns aussi. Car comme avec le père noël, les clowns peuvent se voir « réellement « , contrairement aux sorcières et aux monstres. Ce ne sont pas des peurs à prendre à la légère et il ne faut surtout pas dire que ça n’existe pas puisqu’ils sont amenés à en voir dans la vraie vie.

Nous ne l’avons jamais laissé être apeuré en se disant qu’elle aller se rendormir. De toute façon l’intensité de ses pleurs, ses cris d’horreurs me faisait sortir du lit en 1 quart de seconde…

Nous avons eu une première période de répit grâce à la veilleuse. Avec une lumière elle acceptait de rester dans sa chambre. Mais ça n’a vite plus suffit, au contraire la lumière devait accroître les ombres et ça lui faisait peur encore plus.  Nous avons ensuite laissé la porte un peu ouverte. C’était très efficace, jusqu’à ce qu’elle décide de se lever d’elle même, elle savait se faire discrète, elle se levait doucement, allait s’assoir sur la première marche de l’escalier et attendait là. Il y a des fois où nous avons dû l’a remarquer longtemps après…

Un jour j’ai donné mon doudou de mon enfance à Wendy et je lui ai dis qu’il allait l’a protéger des mauvais rêves. Ça a plutôt bien marché aussi.

Cette peur des clowns, ses cauchemars, ses heures à l’a rassurer m’ont poussé à en parler avec mon docteur, une femme très à l’écoute qui ne prend pas à la légère ces problèmes, même si cela fait parti de l’apprentissage de la vie. Elle nous a conseillé de voir un psychologue si cela duré trop longtemps. Mais avant cela nous avons tenté l’homéopathie. Et oui bizarre à première vue ! Et pourtant ce fut réellement efficace. Stramonium et Gelsemium ( 5 granules de chaque le soir avant dodo ).

Les rituels du soir ont aussi beaucoup aidé à calmer les choses. Avec l’été nous n’avions plus vraiment  de rythme. Nous prenions donc les « billes magiques  » pour faire de beaux rêves, ensuite passage à la salle de bain pour brosser les dents, un pipi, une histoire et au lit. Sans oublier le bisou à doudou !

Petit à petit les cauchemars se sont éloignés, il y a cependant eu une période « caprice « . Elle n’avait plus peur mais elle s’en servait pour faire trainer l’heure du couché. Nous avons vite fait la différence et nous ne sommes pas rentré dans son jeux.

Aujourd’hui elle se couche sans craintes, et les cauchemars sont très isolés. Peut être qu’il y aura encore des périodes de peur mais je suis fière d’avoir fait face, de ne pas avoir craqué en l’a prenant dans notre lit et d’avoir su trouver les gestes pour l’a rassurer. Nous sortons grandit de cette épreuve, elle l’a première qui maintenant explique à son petit frère « il faut pas pleurer, c’est rigolo les clowns « .

Les photos présentes sur cet article ont toutes étaient faites par Elodie Forot. Merci…

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